Articles comportant le mot clé ‘cash management’

Deux solutions innovantes de gestion du cash chez IBM

Par La rédaction, LE 22 septembre 2010, 12:09

IBM présente deux solutions innovantes de gestion d’encaissement des espèces sur le salon Equipmag. Les enjeux sont de taille. Les paiements en liquide représentent en moyenne plus de 20 % des actes d’achats en grande distribution mais peuvent, sur certains sites, dépasser 50 % des modes de paiement. Ils posent des questions majeures de sécurité mais aussi de productivité du fait notamment du temps passé à vérifier les caisses, pour les hôtesses de caisse notamment. Elles y consacrent entre 20 et 40 mn chaque jour estime le fabricant.

Pour limiter au strict minimum les manipulations d’argent liquide, IBM teste deux pilotes : un « monnayeur » destiné aux petits et moyens commerce (gère le fonds de caisse et le rendu de monnaie), déployé aujourd’hui dans une quinzaine de magasins et un autre système plus ambitieux développé en partenariat avec la Brinks et Scan Coin et testé notamment dans un hyper Carrefour de Rennes qui permet de sécuriser totalement les flux d’argent liquide. Il permet d’automatiser entièrement la gestion des fonds de caisse et l’argent une fois introduit dans le monnayeur est totalement sécurisé (c’est la brinks qui prend en charge les coffres de chaque caisse) et même immédiatement crédité par la banque. « Nous avons 3 à 4 ans d’avance par rapport aux besoins du marché », estiment les concepteurs de ce système baptisé Cash Complete. Reste la question du retour sur investissement, encore un peu élevé pour les normes de la profession, mais la sécurité et les gains de temps générés par cette solution sont alléchants.


Les espèces restent prisées pour les courses alimentaires

Par La rédaction, LE 5 septembre 2010, 07:09

Le paiement en cash n’est pas mort. Une écrasante majorité de consommateurs détient toujours des espèces, largement utilisées pour les dépenses courantes, alimentaires notamment, en dessous de 15€.

Les magasins n’ont pas fini de trier les espèces ou d’investir dans des solutions de cash management. Comme le révèle une étude Ifop menée fin mars pour le spécialiste des flux d’espèces et de paiements électroniques, Wincor Nixdorf, les Français continuent en effet à une écrasante majorité (95 %) d’avoir de l’argent liquide sur eux. En moyenne, ils détiennent 37 E dans leurs poches. Bref, le cash n’est pas mort, et il affiche même une belle santé dans les dépenses courantes, qui incluent les achats alimentaires : 90 % des transactions de ce type restent effectuées en cash. À l’autre bout de la chaîne, seules 5% des dépenses en supermarché, assimilées aux gros achats, sont effectuées en menue monnaie.

Alignés sur les magasins

Des espèces que les consommateurs utilisent en majorité (53 %) pour régler des sommes inférieures à 15 E, avant de basculer vers un autre mode de paiement, carte bancaire ou chèque. « Ce montant maximum pour un paiement en liquide correspond peu ou prou au montant minimum exigé par une grande quantité de magasins pour un paiement par CB », fait-on observer chez Wincor. Un constat que l’on peut raccrocher à une tendance qu’avait dégagée une étude récente du Groupement des cartes bancaires, selon laquelle 56 % des transactions ont une valeur inférieure à 15 E.

Pour avoir des espèces, encore faut-il pouvoir les retirer. En la matière, seules 5 % des personnes interrogées déclarent avoir l’habitude de retirer de l’argent dans une galerie marchande, mais 48 % aimeraient le faire. Et, plus encore, 36 % souhaiteraient disposer d’un distributeur automatique dans le magasin lui-même. Logique, selon Wincor, puisqu’il s’agit « de lieux consacrés à la dépense ».

Les Français hostiles au billet de 1 €

Le cash a donc encore de l’avenir dans le commerce, en dépit des tentatives de développer des modes de paiement électronique, comme l’illustre une autre donnée : 54 % des consommateurs estiment qu’ils paieront autant ou plus en espèces dans les prochaines années. Une tendance qui laisse autant de place aux pièces qu’aux billets. Il est ainsi intéressant de relever que 78 % des répondants sont hostiles à la création d’un billet de 1 €.

Florent Maillet, LSA n°2132