Il s’appelle Max le sommelier et c’est la star du rayon vin des nouveaux magasins Carrefour Planet de Venissieux et Ecully. Il s’agit d’une borne dotée d’un écran tactile qui permet au client de choisir une bouteille dans le rayon en fonction du plat qu’il souhaite faire. Des bornes de conseil pour le vin, ce n’est pas nouveau. Mais une solution complète, très simple d’utilisation, ça n’avait jamais été fait. Et pourtant le créateur, la société française Vino Réco, n’a pas un an. Son cofondateur, Yann Mondon, est parti d’une frustration: « Je ne connais rien en vin mais je veux en acheter pour manger avec un plat. J’achète quoi? » Se mettre dans la peau d’un néophyte absolu, c’est cette philosophie qui a prévalu à l’élaboration de l’interface de Max le sommelier. « En France 85% du vin est acheté en grande surface -supermarchés et hard-discount- et le prix moyen de la bouteille achetée est de 3,50 euros », précise Yann Mondon. Il fallait donc que sa borne soit le plus didactique possible. Pas d’entrée par région ou cépage mais par type de plat cuisiné, prix, couleur de vin… Bref du très connu. Le sommelier avec lequel Vino Réco a travaillé avait pour mission de faire simple. Conçue comme une application pour iPhone (qui viendra prochainement), l’interface a séduite Lars Olofsson, le DG de Carrefour, qui l’a testée lors de l’inauguration des deux Carrefour Planet. Aujourd’hui, la société négocie avec d’autres enseignes pour y implanter des solutions de ce type. Et elle voit même plus loin et imagine déjà cette solution pour d’autres types de produits comme le bricolage par exemple. Vino Réco pourrait ne pas garder ce nom-là très longtemps…
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Débat autour de Carrefour Planet
Par La rédaction, LE 20 septembre 2010, 14:09
Fin août, le groupe Carrefour dévoilait son nouveau concept d’hypermarché, Carrefour Planet. Voici la réaction du designer Olivier saguez sur la pertinence de ce concept. Le débat est ouvert sur le blog.
« Après avoir lu avec attention votre article paru dans le magazine LSA, au demeurant fort bien fait, avoir entendu et réentendu que l’hypermarché allait se réenchanter ou se réinventer pas loin de Lyon ; je suis allé “voir par moi-même” cette nouvelle planète Carrefour. C’est certes un magasin très photogénique, “bourré “de petites innovations (smart, garderie, coiffeur etc…) et d’une belle profondeur de l’offre (les huiles, le bio, la beauté etc…), mais je n’ai pas vu de bouleversement convaincant.
J’ai quelques doutes sur l’efficacité de cette “nouvelle” planète ? Quand un consommateur va dans un hyper, c’est pour deux raisons essentielles : le prix et la rapidité. Au-delà des prix, c’est commode de faire rapidement ses courses, toutes les courses essentielles de sa maison. 30 minutes en voiture pour y aller, 30 minutes pour rentrer, et de 30 à 40 minutes pour tout acheter.
Il s’agit donc d’économiser son temps comme son budget. Or l’organisation, le merchandising, la signalétique (inexistante), rendent compliquée la circulation du nouveau concept Carrefour. Aussi peut-on se demander si le consommateur ne va pas à l’inverse devoir dépenser plus : son temps.
Par ailleurs, et c’est peut-être l’essentiel, l’hyper il y a 30 ans, c’était la révolution, la modernité de pouvoir acheter tout sur le même lieu mais surtout moins cher. Carrefour ne peut se comporter comme si la concurrence n’existait pas ou plutôt comme si les spécialistes (Ikea et Fly en maison ; Fnac en culture ; Zara, H&M et Promod en mode ; Leroy Merlin et Castorama en bricolage ; Sephora et Nocibé en beauté… pour ne citer que quelques enseignes référentes) n’existaient pas, comme si le e-commerce avec amazon.com, cdiscount.com, fnac.com etc… n’existaient pas. Autrement dit, comment peut-on être plus fort qu’un spécialiste ou être dans le plaisir comme eux et non dans l’utile de tous les jours ?
Spécialiste de tout mais spécialiste de rien ? Le paradoxe, c’est que l’hyper est très fort dans : l’alimentaire, le marché et les métiers du frais, les rayons générateurs de marge, et des plus hautes fréquences d’achat. Alors on peut se demander pourquoi Carrefour ne fait-il pas la différence sur ses coeurs de métiers ? Une volonté d’être marquant partout ? Une volonté de recherche ? Une volonté de se frotter aux spécialistes ? Ou tout simplement, un oubli des fondamentaux du rôle d’un hyper ?
En conclusion, l’hyper est, je crois, dans les courses du 100% pur utile avec des touches agréables, il ne peut être dans le 100% pur agréable. L’hyper ennuie, c’est trop grand et c’est trop loin. A défaut de se rapprocher des gens, il faut le rétrécir et le recentrer sur son coeur de savoir faire : réenchanter et renouveler notre appétit de manger et du bien manger. Le reste, à quelques exceptions près (le bien-être beauté, le textile de base) n’est pas crédible en terme d’offre et de prix chez un hyper à moins d’être du dépannage.
L’hyper est-il mort ? S’agit-il d’un soubresaut ? La réponse de Carrefour n’est-elle qu’un début ? Vers d’autres offensives ? Autant de questions à suivre, pour mieux comprendre les bouleversements du consommateur dans sa volonté de consommer autrement et somme toute de… vivre autrement. Et c’est tant mieux ! »
Olivier Saguez
Agence Olivier Saguez and-partners
« C » comme Carrefour
Par La rédaction, LE 17 septembre 2010, 09:09En attendant le buzz autour du nouveau concept « Carrefour Planet », les internautes se passionnent pour… le logo de Carrefour. Depuis 2007, l’une des vidéos les plus consultés sur le Web à propos de Carrefour, concerne la signification du logo de l’enseigne. Une véritable « révélation » pour certains, et ce jusqu’en Espagne.
Et Twitter, on en fait quoi ?
Par La rédaction, LE 10 septembre 2010, 14:09
Au commencement, il y a eu Facebook. Réseau social de masse par excellence, sur lequel les marques –et les distributeurs- ont rapidement jeté leur dévolu. Oui mais voilà, depuis quelques mois un autre réseau rencontre un succès croissant, notamment auprès d’internautes plus branchés, plus « geek » : Twitter. Le site, basé sur des mini messages (140 signes), compte aujourd’hui 145 millions de comptes ouverts. Pas rien. D’ailleurs, certaines enseignes ont ouvert le leur. Carrefour , ED , la Fnac … Mais que faire de son compte Twitter, une fois qu’on l’a ouvert ? Communiquer sur des offres promo, les soldes, des opérations marketing, des jeux concours… Twitter est le média idéal pour ça. La Redoute s’en sert ainsi pour donner des codes de réduction. Pourtant ce n’est pas encore vraiment l’engouement. La Fnac ne compte que 1500 abonnés, Carrefour un peu plus de 800 et ED… 188. Insignifiant. Il faut dire que celui de la Fnac n’a plus été mis à jour depuis… le 23 juin dernier. Celui de Carrefour s’enrichit d’un post par semaine –au mieux. Celui d’ED bien que très peu suivi semble d’avantage animé. Sans doute la marque ED a moins d’attraction que les autres… Les autres distributeurs auraient à gagner à d’avantage animer leur communauté. Aux Etats-Unis, Best Buy compte près de 65 000 abonnés à son compte Twitter global et possède certains magasin possède même le leur propre pour cibler leur clientèle locale avec des offres adaptées. Pour ça, l’enseigne dispose de community managers, dont le but est d’humaniser le compte en interagissant avec la communauté. En France, les enseignes y viennent doucement. Eux sauront quoi faire de ce compte Twitter.
Frédéric Bianchi

