La rédaction de LSA vous informe au quotidien de tout ce qu’il faut savoir sur les dernières tendances en magasins. Du design au marketing sensoriel, des dernières nouveautés pour la sécurité à la vague annoncée des bornes tactiles, ce site vous donne informations, liens pratiques et vidéos pour ne rien manquer. Une actualité enrichie de reportages vidéos quotidiens durant les 3 jours du salon Equipmag à Paris.
Les exposants du salon Equipmag se félicitent dans l’ensemble du grand retour des investissements des enseignes et des magasins. Une course à l’équipement et aux équipements technologiques qui doit permettre d’abord de constituer un back office rationalisé, économe et efficace, pour déployer les politiques commerciales multi-canales et gérer au mieux la chaîne commerciale industriel – distributeurs. Des investissements qui visent aussi à rendre le magasin plus attrayant et « commerçant » que celui du concurrent, pour séduire et fidéliser le client.
Découvrez le bilan des exposants et des distributeurs.
Le spécialiste américain des systèmes d’encaissement a profité d’Equipmag pour dévoiler une mini caisse automatique. L’encombrement de ce « self check out » (SCO) version « small » est inférieur de 40 % aux modèles standards affirme le fabricant. Seul sacrifice à ce gain de place, la machine ne traite pas le cash et le paiement est réservé aux cartes bleues. Elle accepte en revanche les cartes de fidélité et les coupons promotionnels et propose une exclusivité brevetée : l’impression du ticket de caisse en recto-verso, qui permet soit de réduire la surface du ticket par deux, soit d’inscire des messages promotionnels au verso du ticket.
NCR a lancé également, au cours du salon, sa nouvelle gamme de lecteurs optiques de code-barres (scanner), qui comprend notamment un lecteur bi-optique beaucoup plus compact que les précédents.
Les Leds – diodes électroluminescentes en Français – étaient la coqueluche des stands dédiés à l’éclairage sur le salon Equipmag. Une technologie émergente qui demandera sans doute un peu de temps avant de rayonner largement en magasins mais qui est d’ores et déjà dotée de nombreux atouts. Explications.
L »écologie est partout et les centres commerciaux n’y échappent pas. Aujourd’hui, on ne conçoit plus de galerie marchande sans végétalisation. Une vague verte qui prend de plus en plus de consistance, selon le spécialiste des espaces verts Jardins de Gally.
C’est une grande première. L’étude « sécurité et commerce », menée par Perifem et le groupe Solutions depuis 2007, offre cette année un angle inédit sur cette problématique : ce sont les consommateurs qui ont donné leur avis sur la question. 1000 consommateurs ont été interrogés en sortie de caisse dans un panel suffisamment exhaustif pour rendre les enseignements pertinents : hypermarchés, supérettes de centre-ville, parfumerie, centres commerciaux régionaux, supermarchés et enseignes de produits culturels et de loisirs. Pour chaque type d’enseignes, une moitié des points de vente étaient situés en zones dites « sensibles », l’autre moitié en « zone non sensible ». Les résultats sont surprenants sur plus d’un point. D’abord, l’étude montre que le sentiment d’insécurité (décorrellé donc des statistiques réelles montrant une baisse cette année des vols à main armée dans le commerce) reste vivace chez le consommateur. Et que celui-ci est prêt à changer d’enseignes ou à renoncer à des achats importants et onéreux (type matériel vidéo) s’il ne se sent pas suffisamment en sécurité.
Pour Franck Charton, délégué général de Perifem, ces résultats montrent que la sécurité doit devenir une priorité de même rang que le tryptique assortiment – prix – disponibilité pour les enseignes.
Même si les enseignes connaissent bien le problème et sécurisent de mieux en mieux leurs points de ventes (les atteintes contre le commerce ont fortement baissé cette année), certaines réponses de cette étude inédite (le sentiment de sécurité rend 70% des gens plus ouverts pour consommer davantage, notamment des produits onéreux) ont quand même surpris les responsables sécurité, comme Marc Sourdaine, le responsable sécurité de Système U nord ouest.
Pour le consultant Jean-Jacques Wagner (Solutions), co-auteur de l’étude, les enseignes ont réussi dans l’ensemble à sécuriser le point de vente, l’idéal étant de conjuguer moyens matériels visible (vidéo protection) et présence humaine et « occupation du terrain » (présence de gardiens, de personnel en rayons…). Mais le bât blesse en sortie du magasin : le sentiment d’insécurité du consommateur grandit dans la galerie commercial, le parking puis la voie publique. C’est donc sur la sécurisation du flux client complet que les enseignes devraient travailler.
Payer sans contact: ça fait longtemps qu’on en parle. Et ce n’est plus, depuis quelques mois, un serpent de mer. Dans la région de Nice, Ingenico, spécialiste des terminaux de paiement, équipe désormais des points de vente en appareils « sans contact compatibles ». Principalement des fast foods du fait de la limite autorisée des cartes de paiement sans contact qui ne peut dépasser 25 euros pour des raisons de sécurité. Mais la grande distribution y vient elle aussi et s’équipe en terminaux. Ne reste plus qu’à généraliser les support de ce paiement, à savoir les cartes de crédit adaptées, et surtout à communiquer auprès du grand public sur cette technologie. Avant, peut-être un jour (on parle de 2013), l’arrivée des téléphones portables compatibles sans contact. Un autre serpent de mer, celui là, qui a la peau dure…
Dans un hypermarché, la facture d’électricité liée à l’éclairage peut dépasser 50 000 euros par an. D’où l’intérêt de la maîtriser. Adapté de l’informatique industrielle, Icare permet de gérer automatiquement les éclairages de magasins. Il prend en compte les apports de lumière naturelle, températures, horaires d’ouverture au public et de réapprovisionnement, etc., pour varier et graduer l’éclairement. Son implantation se réalise dans le cadre d’un renouvellement des systèmes d’éclairage des magasins pour un coût indicatif d’environ 9 000 euros pour une surface de 3 000 à 4 000 m² hors luminaires (compter 10 000 €), amorti la première année grâce aux économies réalisées sur les consommations, selon le fournisseur. Commercialisé depuis le début 2010, il a été mis en place dans une cinquantaine de magasins Franprix et Norauto. Le système peut également réguler la climatisation et les radiants.
La société a voulu personnaliser la borne pour la rendre plus conviviale
Il s’appelle Max le sommelier et c’est la star du rayon vin des nouveaux magasins Carrefour Planet de Venissieux et Ecully. Il s’agit d’une borne dotée d’un écran tactile qui permet au client de choisir une bouteille dans le rayon en fonction du plat qu’il souhaite faire. Des bornes de conseil pour le vin, ce n’est pas nouveau. Mais une solution complète, très simple d’utilisation, ça n’avait jamais été fait. Et pourtant le créateur, la société française Vino Réco, n’a pas un an. Son cofondateur, Yann Mondon, est parti d’une frustration: « Je ne connais rien en vin mais je veux en acheter pour manger avec un plat. J’achète quoi? » Se mettre dans la peau d’un néophyte absolu, c’est cette philosophie qui a prévalu à l’élaboration de l’interface de Max le sommelier. « En France 85% du vin est acheté en grande surface -supermarchés et hard-discount- et le prix moyen de la bouteille achetée est de 3,50 euros », précise Yann Mondon. Il fallait donc que sa borne soit le plus didactique possible. Pas d’entrée par région ou cépage mais par type de plat cuisiné, prix, couleur de vin… Bref du très connu. Le sommelier avec lequel Vino Réco a travaillé avait pour mission de faire simple. Conçue comme une application pour iPhone (qui viendra prochainement), l’interface a séduite Lars Olofsson, le DG de Carrefour, qui l’a testée lors de l’inauguration des deux Carrefour Planet. Aujourd’hui, la société négocie avec d’autres enseignes pour y implanter des solutions de ce type. Et elle voit même plus loin et imagine déjà cette solution pour d’autres types de produits comme le bricolage par exemple. Vino Réco pourrait ne pas garder ce nom-là très longtemps…
La société italienne Rabogino, spécialiste des produits dérivés du plastique, a décidé de se diversifier dans la fabrication de chariots en plastique (essentiellement du polycarbonate), avec une gamme signée Rabtrolley. Plus propres, plus facilement lavables, plus légers (50 % moins lourds que les chariots métal), recyclables à au moins 70 %, ces chariots sont « seulement » 15 % plus chers que la concurrence indique le fabricant. Ils sont aussi plus « fun » avec des coloris originaux et des sièges particulièrement adaptés aux enfants.
Malin. La société tandem spécialisée dans les solutions de sécurité (anti-vols, portiques, antennes…) lance un logiciel de repérage des produits implémenté sur un écran tactile. L’idée : permettre aux clients de se repérer sur des rayons aussi pléthoriques que la téléphonie et les PDA qui développent aujourd’hui plusieurs centaines de reférences et qui ne disposent pas toujours de vendeurs en nombre suffisant.